13/04/2009
Faut il avoir peur de son ADN ?
L’évolution technologique de nos sociétés a un impact lourd sur nos modes de vie...
Nos loisirs, nos façons de communiquer, de travailler, de nous exprimer, subissent d’importantes évolutions dues aux apports des nouvelles technologies…
La sécurité fait partie de ces domaines où la technologie agit à la fois sur les méthodes et sur les moyens mis en œuvre.
Mais au-delà des questions déjà épineuses de la vidéosurveillance ou de la cyber-police, des questions plus profondes se posent…
D’où vient notre identité ? Pourquoi portons-nous un nom et un prénom ?
Le système de reconnaissance, voire d’identification des individus est il le même dans tous les pays du monde ?
Comment font les animaux pour se reconnaître ?
L’ouvrage qui vient de paraître aux éditions Ellipses « Histoire de l’identité individuelle, d’hier et de demain » pose non seulement ces questions, mais y apporte des réponses, tout en proposant une réflexion sur le devenir de notre identité et sur la nature du risque criminel qui pèse sur elle.
En abordant cette question de façon particulièrement objective, Christophe Naudin (chercheur reconnu sur les questions d’identité et de fraude identitaire) propose de revenir à la source même de ce qui définit l’être humain, c'est-à-dire la biométrie ou la « mesure du vivant ».
A la fois question d’éthique, débat de société et enjeu de sécurité, la biométrie est, pour l’auteur de cet ouvrage passionnant, « la seule technologie permettant l’identification des personnes de façon efficace et sûre ».
Le débat est lancé, faut il avoir peur de la biométrie ?
L’identité de demain protégera-t-elle ou affaiblira-t-elle les libertés fondamentales ?
Autant de questions que pose cet ouvrage extrêmement documenté, qui apporte à chacun les outils nécessaires à la bonne compréhension d’une question qui finira – tôt ou tard – par concerner chacun d’entre nous…
SB
15:21 Publié dans Chronique de livre. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adn, identité, fraude, ethique
31/03/2009
Interview film "Secret défense"
Dernière interview en France en décembre dernier par France 3 (je sais cela date un peu...) pour la sortie du film "Secret Défense" de Philippe Haim.
De larges extraits du film et la bande annonce, puis une interview en plateau...
Pour voir la vidéo cliquez ICI.
SB.
22:46 Publié dans Mon actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : secret défense, film, cinéma
30/03/2009
Enquête sur Guantanamo !
L’équipe juridique de Bush bientôt en prison ?
Un scénario impensable il y a encore quelques mois, que le juge espagnol Baltasar Garzon est en train de mettre sur pied en demandant au parquet d’examiner une plainte déposée en Espagne contre six conseillers juridiques de l’administration du président sortant…
Les six personnes visées par cette plainte déposée par « l’association pour la dignité des prisonniers » sont des juristes employés par le sous-secrétariat à la défense qui ont mis en place l’arsenal juridique ayant conduit les USA à emprisonner plus de 800 personnes à Guantanamo sous le statut spécialement crée de « combattant ennemi ».
Une aberration juridique doublée d’une absence totale de respect de la personne humaine qui conduisait l’administration Bush à autoriser des tortures et mauvais traitements pour les besoins de sa guerre au terrorisme…
En application du principe de juridiction universelle, qui permet à la justice de n’importe quel état de poursuivre et juger les auteurs des crimes contre l’humanité, génocide ou acte de terrorisme, Baltasar Garzon est l’un des premiers juges d’un pays tiers à donner suite à une telle plainte.
Le juge de l’Audience Nationale, qui est l’un des rares à mettre en œuvre ce principe de juridiction universelle, n’en est pas à son coup d’essai en la matière, puisqu’il avait notamment inculpé le général Pinochet sur la base des actes commis lors de l’opération « Condor » menée par le dictateur Chilien et les membres de sa junte militaire.
SB
16:34 Publié dans "Police-Justice" international | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : garzon, guantanamo, juridiction universelle
28/03/2009
Procès Colonna, la justice est passée... Où ?
22, vla Colonna ! Peine maximale pour le berger corse qui a été condamné hier à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans…
Il paraît que l’on s’y attendait !
C’est vrai que je n’aurais pas misé grand-chose sur l’acquittement d’Yvan Colonna…
Comme dit Me P. Lemaire, l’avocat des parties civiles « la justice est passée »…
Oui, mais où ?
Pour ma part je suis convaincu que toute la lumière n’a pas été faite sur le meurtre du Préfet Claude Erignac…
Un meurtre en trompe l’œil.
Les déclarations des membres du commando (en particulier les explications détaillées données par Maranelli) et celles de certaines épouses lors des gardes à vue, le témoignage d’Ottaviani - le tout réitéré devant les magistrats - sont des éléments suffisamment convaincants à mon sens pour établir qu’Yvan Colonna faisait partie du commando qui a assassiné le Préfet.
Et que penser de cette cavale qui s’est éternisée même après que soit connue l’arrestation des membres du commando…
Un Yvan Colonna totalement étranger au meurtre ne se serait-il pas rendu en sachant que ses amis allaient le disculper des soupçons qui pesaient sur lui ?
Le véritable problème dans ce procès, n’est pourtant pas que la vérité en est absente.
Elle est bien là, occultée par une enquête mal ficelée, dissimulée dans les déclarations non vérifiées, cachée par les effets de manches des « ténors » engagés pour la défense d’Yvan Colonna et certainement oubliée sur la scène du crime où la cour d’assise n’a pas voulu revenir…
Le paravent médiatique.
Les soupçons qui pesaient sur Yvan Colonna dès 1998, les déclarations des uns répétées aux autres durant la garde à vue, le « légiste » qui tient pour acquis que le tireur ne pouvait mesurer que plus d’1m80, les témoins qui ne reconnaissent pas le tireur, ne sont que les péripéties classiques d’une affaire criminelle…
C’est, dans le dossier Colonna, la force de ses avocats que d’avoir fait croire à l’opinion publique que ces éléments tendaient à disculper leur client, alors qu’en réalité il n’en est rien et que les juges eux, savent parfaitement à quoi s’en tenir…
Malheureusement, en « vendant » au public une réalité médiatique différente de la réalité judiciaire, se sont ses avocats qui ont menés cette affaire aux limites du procès criminel…
Dès lors, il leur fallait choisir, retrouver un minimum de cohérence… C’est ce qu’ils ont fait en quittant la cour d’assises pour la scène médiatique, celle sur laquelle ils avaient le plus de chance de gagner les opinions…mais pas le procès !
Crime et approximations…
Car au fond, et ils le savent fort bien, ce que les avocats de Colonna ont dénoncés dans ce procès n’a rien d’exceptionnel, on le retrouve bien souvent dans la plupart des affaires criminelles…
Ainsi, il est heureux qu’un individu arrêté figure sur la liste des suspects (on s’étonnerait du contraire non ?), il est normal que les policiers confrontent les témoignages pour en faire sortir la vérité et enfin oui, un légiste peut se tromper… D’ailleurs si l’assassin doit mesurer la taille du Préfet (1m83) cela ne pourrait pas être non plus Alessandri qui s’accuse maintenant de ce meurtre et mesure à peu près la même taille de Colonna… Quand aux témoins qui ne reconnaissent pas en une fraction de seconde, sous une perruque un auteur, ils sont légions…
Ce qui me gêne plus par contre, ce sont les pistes non explorées, les déclarations non vérifiés à fond, le manque de lucidité de la cour face à des avocats qui jouent à fond la carte médiatique…
Et ce scénario suggéré par Alessandri lors de ses dernières déclarations et auquel personne ne semble vouloir prêter attention…
En finir et vite !
J’ai ainsi le sentiment qu’on est allé très vite sur la vérification des déclarations de D. Vinolas… Quand il faut des années d’instruction pour un dossier classique, il faut à peine 3 jours pour s’assurer qu’il n’y a aucun complice dans la nature ?
Je ne comprends toujours pas pourquoi la cour d’assises a refusé la reconstitution...
Ce faisant, elle renforçait l’idée dans l’opinion d’une justice « aux ordres » mais surtout, elle renonçait à un acte courant et parfois déterminant dans un procès criminel !
Enfin, d’autres éléments me laissent perplexe, en particulier les différentes déclarations d’Alessandri depuis qu’il s’est désigné comme le véritable auteur des tirs et cette allusion qu’il a faite au fait que Colonna ait laissé « des jeunes comme Didier Maranelli et Martin Ottaviani monter au charbon »…
Bien sûr, je n’oublie pas que c’est le même Pierre Alessandri qui a expliqué qu’il assurait la protection de celui qui était « chargé d’exécuter le Préfet Erignac, à savoir Yvan Colonna ».
Mais, celui qui s’accusera quelques années plus tard d’être l’assassin ne dit à aucun moment qu’il a vu Colonna tirer sur le Préfet : « …j’ai entendu des coups de feu…j’ai retourné la tête et j’ai vu le Préfet à terre. »
Des petits détails certes, de petites phrases et peut être une ultime manipulation de la part d’Alessandri qui n’en est visiblement pas à un mensonge près…
N’empêche, l’acharnement de la cour à en terminer au plus vite n’a fait que rendre encore plus étrange le sentiment d’un procès bâclé par une justice qui avait désespérément besoin de sortir du piège Colonna…
Le piège Colonna ?
Un piège qui s’était refermé sur la cour bien avant qu’elle ne siège pour la première fois, puisque si on a beaucoup parlé des deux procédures judiciaires ouvertes dans ce dossier (1337 et 1338) on a beaucoup moins évoqué le fait que le cas d’Yvan Colonna avait été disjoint du reste du commando par le juge d’instruction Laurence Le Vert…
En effet, après l’arrestation des membres du commando, la question – technique – était de savoir s’il fallait attendre l’arrestation d’Yvan Colonna pour juger tout le groupe (au risque de prolonger au-delà du raisonnable la détention de ceux déjà interpellés), ou scinder en deux parties distinctes les poursuites contre le commando dans un premier temps et Colonna en second lieu…
Ce qui a été fait...
Une fois les membres du commando condamnés, difficile pour la cour d’assises jugeant Yvan Colonna de revenir sur les circonstances qui avaient déjà menées à la condamnation d’une partie des auteurs du crime.
Difficile, voire impossible de remettre en jeu l’équilibre délicat des responsabilités et des rôles entre les protagonistes dont la plus grande partie est déjà en train de purger leur peine…
Un procès presque impossible dans l’hypothèse ou Yvan Colonna, bien qu’impliqué dans l’assassinat, ne serait finalement pas l’homme qui a tiré sur le Préfet…
Une hypothèse qui restera désormais ensevelie sous la vérité du jugement qui vient d’être rendu,
Yvan Colonna a été condamné en appel à la perpétuité pour l’assassinat du Préfet Claude Erignac.
SB
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur l’hypothèse soulevée par les journalistes du Nouvel Observateur, c’est ICI pour l’article.
16:17 Publié dans Notes Police-Justice | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : colonna, erignac, justice, etchegoin, nouvelobs, condamnation
27/03/2009
Google viole t-il le secret défense ?
En diffusant des images des locaux des services antiterroristes français, Google viole t-il le secret défense ?
Alors qu’un projet de loi prévoit de protéger l’accès à certains locaux par le secret défense, certainement dans le but non avoué de se protéger des investigations judiciaires plus que de la menace terroriste, internet fait une nouvelle fois la démonstration qu’en matière de sécurité, nos « services » font parfois preuve d’une bien grande légèreté…
Après la diffusion sur Wikipedia, mais aussi dans certaines parutions officielles, de l’organigramme de la DCRI - le service regroupant les Renseignements Généraux, la DST et la Sous Direction Anti-Terroriste dans les mêmes locaux à Levallois Perret - c’est maintenant à Google de nous offrir un petit tour chez nos amis du « FBI à la Française »…
Plus besoin en effet, pour les espions et terroristes de tous poils, de faire le voyage jusqu’à la rue de Villiers dans la superbe ville de Levallois-Perret, pour procéder à leurs repérages indispensables à une petite opération d’espionnage, voire à un attentat…
Il leur suffit simplement de taper sur Goggle Map l’adresse de la DCRI pour voir apparaître en entier le bâtiment qui abrite la fine fleur des agents français (pardon aux agents de la DGSE, nous savons tous à quoi nous en tenir en réalité…) !
Déplacement, zoom, en haut, en bas, toutes les possibilités d’examiner en détail les structures du bâtiment sont offertes au plus novice des malfaisants, à condition qu’il possède un accès internet !
On y voit d’ailleurs clairement (le visage légèrement « flouté ») les gardiens qui assurent la surveillance des locaux, ainsi que le pompier de service en compagnie d’un homme en civil, sur le pas de la porte de l’édifice ultra sécurisé…
On aussi y observer à loisir l’emplacement des caméras ou chercher dans la rue (y compris en face) les meilleurs angles pour mener à bien sa petite action malveillante…
On va me dire que ce n’est pas grave, que ce n’est rien d’autre qu’une image sur internet et qu’il en faut un peu plus pour mener à bien un attentat…
La même logique que celle qui considère comme superflues les mesures de protection de l’identité des policiers antiterroristes et l’interdiction de diffuser en tous temps des images permettant leur identification…
Pourtant, au mois de décembre dernier, un individu a été arrêté alors qu’il préparait justement un attentat contre les locaux de la DCRI…
Superflues les mesures de protection ?
Superflues, jusqu’au jour où ???
08:23 Publié dans Notes Police-Justice | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dcri, antiterrorisme, google
26/03/2009
Brebis galeuse !!!
Dans le Monde en ligne d’aujourd’hui, un article qui va certainement faire du bruit à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, en effet, un homme qui se présente comme un sous officier de gendarmerie tient ouvertement des propos racistes sur sa page perso du site de réseau social Facebook.
Toujours d’après Le Monde, l’homme apparaît sur son profil en tenue de cérémonie de sous-officier et est inscrit à des groupes du site intitulés "Vive la race blanche", "Français, défends-toi tu es ici chez toi" et "La France aux Français, Algérie, le Maroc, la Tunisie aux Maghrébins"…
Je ne suis pas inscrit sur Facebook, mais je me demande tout de même comment de tels groupes peuvent êtres tolérés par ce site…
Quand au gendarme mobile, espérons que sa direction l’identifiera rapidement et que les sanctions prises serviront d’exemple pour tous ceux qui seraient tentés d’exprimer d’aussi lamentables positions sur le net…
L’immense majorité des représentants de l’ordre sont de véritables républicains, malheureusement il y existera toujours quelques brebis galeuses…
SB
SUITE :
En fin de journée nous apprenons que le sous officier de gendarmerie en question a été identifié et qu'une mesure de suspension administrative est en cours.
Le profil Facebook a d'ailleurs disparu du site...
Le ministère vient de porter les faits à la connaissance du Procureur de la République qui appréciera si des poursuites pénales sont envisageables...
Il y a fort à parier qu'il y aura, parmi les contacts de ce gendarme, d'autres militaires, je pense malheureusement que l'on en a pas terminé avec cette lamentable histoire.
SB
17:01 Publié dans Billet d'humeur ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gendarme, racisme, facebook



















